Cinéma Japonais

undefined Les Contes de Terremer de Goro Miyazaki:

Arren, jeune prince parricide sur lequel pèse une malédiction, va s'allier aux forces du grand magicien Epervier pour rétablir l'équilibre du monde rompu par un sorcier maléfique. Dans le combat qui s'annonce, Arren et Epervier croiseront la route de Therru, une mystérieuse jeune fille...

Sans copier son père, mais tout en respectant la charte et la qualité des oeuvres "Ghibli", avec ses personnages fouillés, son message écologique et un "design" subtil aux nombreux détails, Goro Miyazaki nous propose une première réalisation en tout point remarquable. La mise en scène poétique et millimétrée (chaque plan est une merveille visuelle), côtoie un univers inquiétant et adulte (violence graphique bien présente), où il est question, entre autres, d'esclavage et de maltraitance. La musique particulièrement épique et lyrique de Tamiya Terashima contribue également à la totale réussite du dernier né des studios "Ghibli". Un bijou de plus pour ce studio légendaire.

*****
Disponible en DVD Zone 2 français.

Par Le loup celeste
Dimanche 20 janvier 2008 7 20 /01 /Jan /2008 23:11
- Publié dans : Cinéma Japonais
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

"Casshern" de Kazuaki Kiriya:

Synopsis:   Dans un futur utopique dominé par quelques superpuissances perpétuellement en guerre, un savant (Akira Terao) invente un procédé permettant aux cellules de se reconstituer, et donc aux soldats morts à la bataille de revenir à la vie. Mais lorsque l'expérience dégénère, donnant naissance à une nouvelle race de mutants, le commanditaire du projet panique et ordonne que ceux-ci soient éliminés. Les rares rescapés du massacre, plus morts que vifs, parviennent à un château caché dans les montagnes à partir duquel ils lancent une armée de robots sur ceux qui sont désormais leurs ennemis mortels : les Humains. Pour les contrer, l'homme responsable de leur création fait subir le même traitement à Tetsuya, son fils mort au combat. Nanti de pouvoirs surhumains et d'une armure qui empêche son corps de se désagréger, Tetsuya part à la rencontre des mutants alors qu'autour de lui, les hommes continuent de s'entre-déchirer. Un nouveau héros est né : Casshern...

Critique:   "Casshern" est un film remarquable, de part le fait, que c'est un film "live" qui a le goût et l'odeur d'un film d'animation, mais aussi parce que son scénario, très ambicieux, est d'une audace affolante.

Tout d'abord le film possède un visuel à la réussite indéniable (le design steampunk/manga touche au jamais vu dans un long métrage).Kazuaki Kiriya, dont c'est le premier film, n'est pas que le réalisateur, il signe également sur son métrage, la photographie, le montage (le scénario aussi, mais nous y reviendrons plus tard), et créé un style visuel absolument unique, qui n'a jamais été vu auparavant (comme quoi le cinéma peut encore surprendre, visuellement parlant).La photographie est ainsi l'une des plus belles et audacieuse qui m'est été donné de voir sur grand écran.L'on retrouve entre autres des séquences entières avec un effet de flou "vertical", du noir et blanc granuleux (lors des flash-backs, mais pas uniquement), des couleurs extrèmement saturés, j'en passe et des meilleurs.

Le réalisateur a également eu la bonne idée de mélanger plusieurs techniques d'animations, comme des dessins et des scènes (très courtes) en patte à modeler, qui, s'intègrent parfaitement au reste, tant visuellement que narrativement.L'ensemble de la réalisation n'est pas en reste, les prises de vue sont très recherchés (certaines donnent le vertige de part leurs profondeurs), les mouvements de caméra très nombreux (tous le film presque) sont impressionnants (travellings rotatifs) et le montage (très cut parfois, mais c'est recherché) qui alterne ralentis, accélérés et effets très manga derrière les protagonistes, rend le tout, tout à fait cohérent.Vous l'aurez donc compris, sur un plan visuel, "Casshern" est d'une perfection esthétique rare.D'un point de vue strictement formel, le film est une parfaite réussite.Kiriya arrive ainsi à utiliser toutes les ressources de l'imagerie numérique avec très grand brio, mais, de plus, la direction artistique est époustouflante, et l'on a plus d'une fois l'impression d'assister à un rêve éveillé (les images sont d'un symbolisme rarement atteint, même dans les mangas).

Ce sentiment est renforcé par la partition somptueusement hypnotique (et toujours omniprésente) de Sagisu Shiromusique, qui tutoie l'excellence à plusieurs reprises (le thème principal ne quittera jamais votre esprit).Il est par contre, un peu dommage que cette musique hors du commun, laisse de temps à autres sa place à du métal/techno (pendant les scènes d'actions), d'un très bon niveau c'est vrai (particulièrement rythmé et entrainant), mais un peu en déça du reste.La musique dégage ainsi, une émotion prodigieuse, quand elle n'est pas là pour marier l'action qui se déroule devant nos yeux.

Justement, soit dit en passant, les scènes d'action sont gigantesques (c'est vraiment du jamais vu) et ne sont là que pour appuyer le propos et donc le scénario (d'une très grande audace, mais nous y reviendrons).Certaines séquences sont de la sorte, directement anthologique, à l'instar de celle-ci où Tetsuya / Casshern décime une armée de robots à lui tout seul dans un déchaînement visuel seulement égalé par la furie de la chorégraphie.Le final apocalyptique et monumental, n'est d'aillleurs pas sans nous rappeler le formidable final de "Appleseed".Toutes ces scènes d'actions sont d'un dynamisme qui forcent le respect.

Les acteurs, d'un bon niveau global, même si parfois un peu fade, sont en véritables osmoses avec leur rôle (le leader des mutants est d'un charisme ravageur) et font passer une très grande émotion, ce qui, avec l'alliance des images mélancoliques et de la musique prodigieuse, fait que le film est très souvent bouleversants (trois scènes sortent du lot: -lorsque les mutants découvrent le chateau -la scène entre Luna et Casshern après son affrontement contre les robots et le leader des mutants -la fin).

Vous auriez pu croire, mais à tord, qu'un film aussi visuel serait creux d'un point de vue scénaristique.Mais comme expliqué plus haut, le film ne se limite pas à une suite de belles images entre deux scènes (énormes et inoubliables) d'action : le scénario, très ambitieux, brasse quantité d'idées et de thèmes différents, qui seront difficiles à comprendre et à suivre de part son foisonnement.

En effet, le scénario est très dense (le film dure tout de même 2h21), et brasse enre autres, des références telles que la créature de Frankenstein (les mutants), la culture celtique (une référence certaine au chaudron de Dagda qui ressuscite les morts), la filiation, la mort...Certains pourront penser que de temps à autres des trous narratifs sont présents, pourtant il n'en est rien, et l'on peut y voir à plus d'une reprise la main de dieu.Explications (-Attention Spoiler-): l'eclair qui permet de faire revivre les morts est un coup de pouce certain de "Casshern", le nom du dieu protecteur dans le film (pas le héros attention) , le chateau donné aux mutants est également un présent de ce dieu.L'on peut ainsi comprendre, que "Casshern" ayant abandonné ses humains, à cause de leurs bétises pendant la guerre, désire aider ces mutants, pour remettre de l'ordre dans ce monde.Mais il interviens à d'autres moments et avec d'autres personnes pour réaliser ses désirs...(je m'arrète là pour ne pas trop spoiler).

Le traitement des personnages est également profondément réussi, refusant tout manichéisme idiot.Brai, le méchant en chef dont le but est tout de même d'éliminer les Humains de la surface de la terre, veut en fait tout simplement supprimer la guerre. Ses lieutenants, même s'ils ont peu de scènes, ne sont pas de simples pantins et ont un background assez construit. Le personnage du père de Casshern foncièrement bon, a des méthodes douteuses.Casshern lui-même a un passé pour le moins ténébreux...C'est tellement rare, que cela devait être dit.

Au final ce manga-live visuellement hors du commun, est un pur chef-d'oeuvre, mélancolique et profondément bouleversant, à ranger au côté des autres chef-d'oeuvres de la science-fiction que sont "Metropolis", "2001, l'odyssée de l'espace" et "Blade Runner".La patte "Casshern" ne quittera jamais notre mémoire.

(5G)(5C-Sagisu Shiro-)(4T-le rendu de la photographie vraiment difficile n'est pas toujours au top-)


Japon/Couleurs,NB,Sepia/2004/142'/StudioCanal Video-Universal Music/1 DVD-9 et 1 DVD-5/VF D.D 5.1 EX; VO D.D 5.1 EX et DTS ES Matrix mi-débit/Disponible depuis le 10 juillet 2006.

Par Le loup celeste
Jeudi 13 juillet 2006 4 13 /07 /Juil /2006 18:47
- Publié dans : Cinéma Japonais
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

"La légende des 8 samouraïs" de Kinji Fukasaku:

Synopsis:   La famille Satoni a été anéantie par la maléfique Tamazusa et son fils Matofuji, chefs du clan Hikita.Seule, la princesse Shizu a survécu au massacre.Alors qu'elle tente désespérément de fuir ses assaillants, elle fait la rencontre du vaillant Dosestsu.Ce mystérieux guerrier lui raconte la rivalité ancestrale des deux clans et la légende selon laquelle la survivante des Satomi pourrait y mettre fin grâce à huit samouraïs...

Critique:   Grand classique du cinéma japonais (le Japanese Cinema Essentiel Handbook l'avais nommé "le Star wars des films de samouraï" tout de même), "La légende des 8 samouraïs" est un délire flamboyant à l'univers très Héroïc Fantasy charmeur, qui a malheureusement beaucoup vieilli, même si son charme rétro et le côté manga opèrent forcément.

Vieilli, car beaucoups d'éléments font aujourd'hui très Kitsch (surtout que le film se veux être un Héroïc Fantasy assez déjanté dans son univers), j'en veux pour preuve certains décors en carton pate, les maquillages et vêtements royaux typiques du théatre japonais dont nous sommes peu habitué, et surtout les créatures fantastiques (serpents et milles pates géants, assez inutiles en plus) dont on se rend aisément compte, que ce sont des marionnetistes qui les commandent, de plus ils sont peu réalistes.M'enfin, ce côté rétro a son charme et ne gache en rien le beau travail visuel effectué sur ce film.

En effet, les décors sont dans l'ensemble sublime (même ceux en carton pate assez visible comme la grotte), les éléments naturels féériques (comme une cascade) ou angoissants (brumes, fumés...) très bien intégrés, les costumes dépaysants et la photographie qui mise sur un festival de couleurs vives magnifie l'ensemble.Les yeux sont ainsi continuellement gatés par le beau spectacle qui se déroule devant eux, surtout que cet univers totalement atypique (les espèces de boule de cristal, la baignoire de sang, l'histoire du loup...) et son ambiance manga-onirique sont très bien retranscrits et sont cohérents.Détails très important pour croire un minimum aux nombreux enjeux qui parsèment le métrage.

En effet le scénario (une relecture de "Les Sept Samouraïs") est très prenant et est richement détaillé et l'on ne peut qu'être impatient de connaitre peu à peu les Samouraïs désigniés par le destin, surtout qu'ils ne coulent pas de source et que les acteurs qui prêtent leur carrure à ses personnages tous très différents les uns des autres, sont charismatiques, surtout les excellents Sonny Chiba ("Kill Bill"...) et Hiroyuki Sanada ("Le dernier samouraï", "Wu Ji"...).Film de samouraïs oblige, le scénario les entrainent souvent dans des joutes armées assez atypique (annonce quelque peu le style moderne des films japonais tel que "Azumi" ou "Shinobi", a l'univers d'ailleurs très proche de ce film).Ces dernières, toujours bien cadrées misent sur des coups vifs et directs, qui confèrent à ses scènes un côté dynamique bien venu.

Conscient du manque de crédibilité de certains effets, comme les créatures, le réalisateur a eu la judicieuse idée d'utiliser pour l'ensemble du métrage un montage assez "cut" pour l'époque ainsi que des mouvements de caméra rapides (une caméra à l'épaule par exemple dans une séquence), qui permettent au film de ne pas sombrer dans les trops longs plans fixes du cinéma japonais.

Au final, malgrès son côté Kitsch (surtout pour nous occidentaux) encore plus visible aujourd'hui, qu'il y a une vingtaines d'années, ce Star Wars des films de samouraï (de part la crétion assez cohérente de son univers pour l'époque) est un incontournable du cinéma japonais au visuel et à l'univers accrocheur, pour peu que l'on accepte certains effets loupés (les créatures fantastiques).

(4G pour ceux que le côté Kitsch ne repousse pas, 2G pour les autres)(3G-mélange de rock et de synthétiseurs typiques des eighties -proche de par sa sonorité de "Ladyhawk"-, la musique composé par Masahide Sakuma possède un doux parfum de nostalgie qui ne plaira bien évidemment pas à tout le monde-)(4T-quelques accélérations du son-)

Japon/Couleurs/1984/130'/Metropolitan-Seven7/DVD-9/Vf D.D mono et VO D.D stéréo/Disponible depuis le 08 juin 2006 en DVD Zone 2 français.

Par Le loup celeste
Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /Juin /2006 18:54
- Publié dans : Cinéma Japonais
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Samuraï 7" de Takizawa Toshifumi et autres:

 

(Vol.1):
Critique épisode 1-3:"Samouraï 7" transpose l'histoire des "7 samouraïs" dans un univers imaginaire, et cette idée s'avère judicieuse. L'action se déroule en effet dans un monde où la technologie la plus futuriste cohabite avec le système féodal le plus arriéré. Ce dernier repose en effet sur des castes bien précises et séparées : il y a les samouraïs, les marchands et les paysans. Si les samouraïs semblent s'imposer grâce à la crainte qu'ils suscitent, les marchands sont peut-être ceux qui disposent du réel pouvoir puisqu'ils détiennent les richesses. De leur côté, les paysans sont bien entendu condamnés à être opprimés par les deux autres castes. Au-delà du village et de la ville dans laquelle évoluent les personnages principaux font leur recherche, il existe apparemment un gouvernement impérial, mais nous n'en savons pas plus pour le moment. La réalisation est exceptionnel...les graphismes sont magnifiques,les traits super fins et la 3D est intégrée à merveille grâce à des jeux d'ombres et de lumières du plus bel effet,l'animation est également au niveau et les mouvements de caméra sont amples et dynamiques ce qui permet d'apercevoir un important travail de profondeur dans le dessin.Les personnages sont attachants et charismatiques,ils ont tous un style et un univers différents ce qui permettra à chacun d'avoir son héros.De plus leur psychologie et personnalité sont détaillés,les épisodes ne scédant jamais à l'action facile.La musique quand à elle est majestueuse,mélant les instruments classiques avec certains plus modernes(Un peu comme l'histoire en fait).Au final "Samouraï 7" s'annonce comme un divertissement de qualité tant visuelle que narrative, et ces trois premiers épisodes donneront aisément envie de savoir la suite.(5G)(5C)(5T)
Critique épisode 4-6:Toujours aussi beaux techniquement parlant,ces trois épisodes possèdent des scènes d'action plus impressionnantes et une psychologie des personnages encore plus fouillée.Vite, la suite...(5G)(5C)(5T)
(Vol.2):
Critique épisode 7-12:En dehors du 7ème épisode à l'animation expérimentale(on aime ou pas),la série est toujours aussi bluffante techniquement parlant,de plus l'on commence vraiment à s'attacher aux personnages qui sont de plus en plus détaillés au niveau de leur psychologie(le 7ème samouraï réserve quelques petites surprises)et dernier point,l'on entre vraiment dans le feu de l'action...(5G)(5C)(5T)
 
 
 
 
 
  
(Vol.3):
Critique épisode 13-18:Toujours rien à dire sur le côté technique absolument irréprochable de cette série qui possède toujours un parfait dosage entre l'action(bien plus présent cette fois-ci car l'on entre de plein fouet dans la bataille,du coup les mouvements au sabres sont plus fluides)et le développement des personnages qui sont ici encore plus fouillés grâce à leur remise en cause de leurs actes pendant la guerre.Autre détail important de ce troisième volume(l'avant dernier),une troisième partie(1:recherche des sept Samouraïs;2:La bataille opposant les brigants et les paysans)fait son apparition surprise et qui semble acheminer l'histoire vers des conflits plus globaux.Sans conteste une des meilleurs séries de ces dernières années...(5G)(5C)(5T)
 
 
(Vol.4-dernier-) 
Critique épisode 19-26:Plus long que les 3 autre volumes (2 épisodes de plus), la fin de cette époustouflante série animée, conserve tous les éléments précédents, tout en accentuant encore leurs qualités, de la sorte les personnages sont encore une fois très détaillé, de plus, les personnages féminins prennent une très grande importance des épisodes 19 à 22.Les scènes d'actions sont encore plus fluides et phénoménales, heureusement d'ailleurs car les 3 derniers épisodes sont centrés exclusivement sur une bataille directement anthologique.Notons également une ambiance bien plus tragique, qui rend le récit encore plus adulte qu'au paravant, et un message de fin sublime sur le sens de l'honneur.Au final cette série, si vous ne le saviez pas encore, est un chef-d'oeuvre du genre.(5G)(5C)(5T)
 
 
Japon/Noir et Blanc-Couleurs/2004/Environ 30 min l'épisode/Pathé-Asian Star/Français et Japonais D.D 5.1/Dispo depuis le 23 novembre 2005(Vol.1),le 23 janvier 2006(Vol.2), le 23 mars 2006(Vol.3) et le 17 mai 2006.(Vol.4).
 
Site officiel:SAMURAI 7.
Par Le loup celeste
Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /Juin /2006 16:35
- Publié dans : Cinéma Japonais
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

"Appleseed" de Shinji Aramaki:

Synopsis:   Suite à une nouvelle guerre mondiale destructrice, des créatures humanoïdes aux émotions contrôlées sont victimes d'une tentative d'éradication...

Critique:   Dès les premières minutes du métrage, la très haute technicité de l'animation et du style visuel s'impose comme une réussite incontestable, en effet impossible de ne pas s'enthousiasmer devant la fluidité des personnages et la multiplicité des angles de prises de vue qui rendent les scènes d'actions très originales audacieuses(la destruction masive de fin) et très énergiques(l'époustouflante introduction), de plus il révolutionne le monde à présent très présent de la 3D avec ses personnages en Toon-Shading(effet 2D sur des personnages entièrement en 3D).En dehors de cet aspect éblouissant techniquement irréprochable, l'on ne peut qu'être réceptif devant la quantité de sujets dramatiques que le film aborde de façon intélligente , dommage que l'ensemble souffre d'une histoitre trop alambiquée(mais très intéressante et bourrées de surprises en tout genre) où de nombreux personnages font leur apparition avant de disparaitre aussitôt.Il est d'ailleurs regrettable de constater que même les protagonistes principaux ne sont pas assez dévelloppés, même si leur charisme(excellent Briareos)emportent l'adhésion.Au final "Appleseed" est d' une splendeur visuelle incontestable où l'histoire surprenante et prenante ne passe pas devant sa luxueuse technique même si, et c'est bien dommage, les personnages ne sont pas assez dégrossies, mais avouons-le, pour un premier film, c'est une très grande réussite.

(4G)(4C-Ryuichi Sakamoto, Boom Boom Satellites qui nous ont concocté une partition dynamique et entrainante aux accents modernes, avec un mélange parcimonieux de techno, de rock et de groove-)(5T)

Japon/Couleurs/2004/101'/Kaze/1 DVD-9 et 1DVD-5/VF D.D 5.1, DTS plein débit et sétréo; VO en stéréo/Disponible en Zone 2 français depuis le 05 avril 2006.

Site officiel

Par Le loup celeste
Lundi 10 avril 2006 1 10 /04 /Avr /2006 13:33
- Publié dans : Cinéma Japonais
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

"Godzilla Final Wars" de Ryuhei Kitamura:

Synopsis:   Sur une terre dévastée par les guerres et la pollution, des défenseurs de l'ordre affrontent une invasion de gigantesques créatures mutantes...

Critique:   Réalisé pour son 50ème anniversaire, ce 28ème épisode de la mythique saga Godzilla n'est rien d'autre qu'un feu d'artifice cinématographique, ainsi qu'un digne film d'anniversaire.Dès le splendide générique qui résume en 2 min une saga de près de 50 ans d'éxistance, les clins d'oeil abondent, à commencer par le logo de la Toho qui reprend le design original, mais aussi grâce à sa qualité d'épilogue de nous proposer un lot de monstres ébouriffants(jugez plutôt: Mothra, Rodan, Manda, Ebirah, Angilas, Hedorah, Gigan, King Caesar, Kamacuras, Kumonga, Minga, Monster X, mais auusi Zilla qui n'est autre que la version américaine de Godzilla qui se fait dominer en deux coups de queue).Pour ce qui est de l'histoire sous forme de fourre tout, l'on reste aussi dans le domaine de l'hommage, même si elle intègre des mutants et donc des phases de free fight et de super-sentai qui évitent aux phases humaines de tomber dans l'ennui(élément coutumié de la saga),d'ailleurs les acteurs malgrès leurs interprétations approximatives emportent l'adhésion grâce à la folie post apocalyptique ambiante.Mais ce Kaiju Eiga est spécial, en effet son metteur en scène n'est autre que le réalisateur le plus dynamique de la dernière décénnie, le bien nommé Ryuhei Kitamura("Versus", "Azumi"...)et comme à son habitude son métrage, bien loin des codes du genre en dehors de l'aspect Kitsch des monstres, est fait à sa sauce.Sa réalisation est donc magnifiquement stylisée avec travellings lateraux et/ou rotatifs, arrêts sur images..., en d'autres termes elle en met plein la vue et laisse pantois d'admiration.Ce concentré d'action non-stop nous propose entre autres réjouissances, un affrontement entre un sous-marin nucléaire(commandé par l'excellent Don Frye)et Manda, l'arrivée des monstres dans les grandes villes, une course-poursuite à moto anthologique, Ebirah face aux mutants de la Défense Terrestre et un morceaux de bravoure hallucinant où Godzilla s'oppose à Angilas, Rodan et King Caesar.L'ensemble est soutenu par une Bande Originale rock très entrainante de Keith Emerson, Nobuhiko Morino et Daisuke Yano .Au final "Godzilla Final Wars", entre trucages à l'ancienne(cascadeurs en costumes) et SFX moyens, est un concentré d'action enthousiasmant et jubilatoire où l'ennui n'a pas sa place et où le côté "nostalgie" fait son petit effet.A consommer sans modération.

(5G)(5C-Keith Emerson,Nobuhiko Morino,Daisuke Yano-)(4T-un grain très perceptible-)

Japon/Couleurs/2004/125'/Sony Pictures/DVD-9/VO japonaise et anglaise D.D 5.1 EX/Sous-titres français/Import DVD Zone 1 disponible quand au DVD Zone 2 il est dispo à la location et dans quelques mois à la vente.

Par Le loup celeste
Vendredi 7 avril 2006 5 07 /04 /Avr /2006 22:18
- Publié dans : Cinéma Japonais
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

"The Great Yokai War" de Takashi Miike:

Synopsis:   Les armées de démons des forces du Mal veulent envahir le monde. Seul un jeune enfant, armé d'une épée magique, peut les vaincre. Pour l'aider, il pourra faire appel à de nombreux créatures issues du folklore japonais comme la femme à deux visages, le chat-fantôme où l'homme à l'ombrelle. Un fabuleux combat va avoir lieu !!!

Critique:   Fidèle à ses habitudes, Takashi Miike("Zebraman", la série des "Dead Or Alive")propose ici un véritable OVNI dans le domaine du cinéma fantastique familial,en effet "The Great Yokai War" met en scène un enfant(comme toujours dans les productions familiales)où le burlesque cotoie l'épique(l'assaut final)dans un monde imaginaire envoutant.Cette aventure extraordinaire au scénario rythmé et aux nombreuses péripéthies est parsemé d'effets spéciaux plus ou moins convaincants mais toujours distrayants qui plongent le spectateur dans un univers visuel totalement fou(imaginez plus de 1000 Yokai vivible distinctement!!!)digne des meilleurs mangas ou jeux-vidéos.Le tout est magnifié par la réalisation plutôt soignée de Takashi Miike qui utilise la profondeur de champs comme personne et qui,de plus,se permet quelques jolies folies visuelles,comme ce travelling arrière absolument étourdissant qui recule d'une bonne centaine de kilomètres en quelques secondes à peine(!!!).Autre bon point la partition,même si pas inoubliable,d'Endô Kôji entre ambiances planantes et rythmes entrainant sait se faire bien présente lorsque les moments forts interviennent.Par contre le film possède quelques lacunes,comme le côté Kitsch de la plupart des Yokai(normal me direz vous et c'est vrai) et des longueurs abusives dans la séquence finale moins réussi question rythme que le reste du métrage.Au final "The Great Yokai War" est un film fantastique familial jouissif qui possède son lôt de scènes inédites dans un univers réussi,même si le côté Kitsch de quelques Yokai risque de rebuter certains spectateurs.

(3G)(3C-Endô Kôji-)(5T)

Chine/Couleurs/2005/123'/DVD Universe/1 DVD-9 et 1 DVD-5/Japonais D.D 5.1EX et DTS ES;Cantonais D.D 5.1EX/Import DVD Zone 3 Hong-Kongais avec sous-titres anglais/Assez bon niveau d'anglais recommandé.

 
     
   

Par Le loup celeste
Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /Mars /2006 20:23
- Publié dans : Cinéma Japonais
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
"Azumi 2:Death or Love" de Shusuke Kaneko: 
 
Le synopsis:
Le film commence peu de temps après les évènements du premier épisode. L'action se déroule vers le début de l'ère Tokugawa (1603-1867).
Azumi lutte pour se débarasser de la menace du rival de Tokugawa, Masayuki Sanada, de façon à maintenir l'unité nationale et à garder le Japon sur la voie qui lui est destinée... 
 
Critique:
Cette suite du premier "Azumi" de Kitamura est moins spectaculaire,mais la psychologie des personnages est plus fouillée,de sorte que l'héroine interprétée toujours avec autant de charme par Aya Ueto gagne en humanité.Shusuke Kaneko fait donc évoluer avec brio la série en rendant les personnages beaucoup plus profonds,mais rend en contre partie les scènes d'actions moins jouissive car sa réalisation est moins spectaculaire et surtout moins stylisée(quoi que le plan de caméra sur l'épaule est inédit),néanmoins elle n'en reste pas moins réussie car il favorise la lisibilité des chorégraphies à l'esbrouffe gratuite et avouons-le les moments anthologiques sont toujours bien présents grâce à des méchants charismatiques et hauts en couleurs(Azumi VS l'homme boomerang ou encore Azumi contre l'homme araigné...).Le compositeur Eiji Kawamura a abandonné les morceaux rock du premier pour favoriser une approche bien plus sombre et étrange,ce qui donne une bien belle réussite.Au final cette suite est une bien belle réussite(légèrement inférieur au premier opus quand même)car elle favorise la psychologie sur le spectaculaire tout en proposant quelques morceaux de choix...
 
(4G)(4C-Eiji Kawamura-)(5T)
 
Japon/Couleurs/2005/108'/CTV-TF1 Viçdéo/2 DVD-9/VF D.D 5.1 et VO D.D 5.1-DTS/Dispo depuis le 19 janvier 2006.
 
Le site officiel japonais: http://www.azumi2.jp/index.html
Le trailer 2: Download
Par Le loup celeste
Jeudi 26 janvier 2006 4 26 /01 /Jan /2006 13:48
- Publié dans : Cinéma Japonais
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

"Blood Heat" de Ten Shimoyama:

Une série B ayant pour seul ambition de nous proposer de l'actions et du divertissement à tous les étages...et de ce point de vue c'est plutôt réussi.Les combats s'enchainent à un rythme effrainé avec des chorégraphies violentes et quelques coups de pieds sautés bien placés.Le réalisateur ne s'embrouille jamais dans une mise en scène ou un montage hasardeux,au contraire les scènes d'actions sont lisibles et les ralentis sont uitilisés à bon escient(principalement utilisés dans un Gun-Fight sympathique).Les musiques typées techno se marient bien à l'ambiance générale du métrage.A côté de cela le scénario est basique et plutôt ennuyeux,les acteurs font le minimum syndical et les décors sont répétitifs.Néanmoins les fans d'action ne seront pas déçu car c'est bien de ça dont il est question ici,les autres par contre...

(3G pour les fans d'action/2G pour les autres)(3C)(4T)

Japon/Couleurs/2002/93'/Buena Vista/DVD-5/Français D.D 4.0/Redisponible depuis moins d'un mois avec le magazine "Mad Asia".

Par Le loup celeste
Samedi 3 décembre 2005 6 03 /12 /Déc /2005 12:03
- Publié dans : Cinéma Japonais
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

"Yellow Dragon" de Tsutomo Kashima:

"Yellow Dragon"est un petit budget tourné en DV qui ne possède pas grand chose pour lui...les éclairages sont naturels(c'est là où l'on remarque le plus le manque flagrant d'argent),ils sont donc moches et ne rendent absolument pas à travers l'écran,les effets de synthèse sont trop voyants(il y en a peu heureusement),les décors sont plutôt loupés(à part le temple)et les acteurs ne semblent jamais croire au scénario totalement crétin,de plus la réalisation en dehors de quelques délires sympathique(une tête qui vole vers la caméra...)est totalement plate et n'arrange donc rien...mais que reste t'il alors à ce métrage?Sans hésitation possible les scènes de combats(à mains nues pour la plupart) chorégraphiés par Philip Kwok("Le pacte des loups" entre autres)qui sont toutes plus jouissives les unes que les autres avec quelques décapitations à la clé.Au final les fans d'arts martiaux devraient être satisfaits grâce au scènes d'action survitaminées alors que les autres resteront totalemnt dubitatif devant un tel produit.

(2G)(3C-Une composition très axée techno pas désagréable-)(1T-Une qualité d'image hideuse,le film semble recadré,les couleurs sont délavées,c'est flou,la compression est visible à des kilomètres,les couleurs dégoulinent de tous les côtés...le son en français est également très mauvais car l'on entend les voies d'origines derrière-)

Japon/Couleurs/2002/100'/Elephant/DVD-9/Français et Japonnais(également D.D 2.0) en D.D 5./Dispo depuis le 09 novembre 2005.

TRAILER

Par Le loup celeste
Vendredi 2 décembre 2005 5 02 /12 /Déc /2005 10:04
- Publié dans : Cinéma Japonais
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Rédacteur: Le loup celeste
le loup celeste

Blog: Vous faire aimer le 7ème art ...
bannière le loup celeste

Gamercard XBOX 360:
le loup celeste
Gamercard le loup celeste

Rechercher

Système de notation d'un film

*****     Incontournable

*****     Très boncinema-clap-00003

*****     Bon

*****     Moyen

*****     A éviter

Système de notation d'un Blu-ray Disc

BBBBB     Top démo

BBBBB     Un très bon Blu-ray Disc

BBBBB     Dans la moyenne du support

BBBBB     A peine mieux qu'un DVD

BBBBB     Indigne du support


3D 23D 23D 23D 23D 2
3D 23D 13D 13D 13D 1
3D de plus ou moins bonne qualité

Mes configurations

Installation principale :
- Lecteur Blu-ray Disc US (Région A) :

Sony BDP-S550 Firmware 024.

- Lecteur Blu-ray Disc FR 3D (Région B et non zoné) : Samsung BD-C5900 Firmware 1012.0.
- Lecteur HDDVD : Lecteur HD DVD XBOX 360.
- LED 3D 600 Hz : Samsung UE40 S870 102 cm.
- Amplificateur audio : Onkyo TX-SR 608.
- Pack 5.1 : Focal Sib & Cub 2.

-----------------------------------------------------------

Installation secondaire :
- Lecteur Blu-ray Disc FR (Région B et non zoné) :

LG BD550.

- LCD :
LG 32LD420 81 cm.
- Pack 2.1 :
Philips SPA5300.

Les sites de commande ...

amazon.ca (BD CA)r2_d2.gif
amazon.de (BD DE)
amazon.fr (BD FR)
fnac.com (BD FR)
hdmoviesource.com (BD US)
play.com (BD UK)
yesasia.com (BD HK)

Derniers Commentaires

Bande Originale

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés